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Découverte
Puits artésien de 500 pieds avec couvercle verrouillé Hydrofracturation de puits artésiens
Entrepreneur spécialisé dans la fracturation rocheuse souterraine sans dynamitage pour rejoindre la nappe phréatique avec de puissants jets latéraux pouvant atteindre une pression de 1500 kilos par pouce carré. En plus de creuser des ouvertures entre le collecteur principal et la pompe, cette technique permet aussi de nettoyer le roc et les veines d'eau de leurs sédiments accumulés au cours des millions d'année et de permettre de libérer l'aquifère. Fixation de couvercles étanches dotés d'un verrou de protection, ajout de barrières protectrices (joints de dilatation thermique) pour protéger votre puits du gel hivernal et finalement descente de pompe jusqu'à 500 pieds de profondeur pour rejoindre la nappe artésienne.

Lorsqu'il s'agit de creuser un puits artésien dans les régions de Montréal, Laval et sur la Rive-Nord, l'eau est déjà sous une pression naturelle et jaillit normalement par elle-même car le dénivellé des montagnes crée une pente contribuant à faire bouger le courant vers l'aval des sources originelles situées en amont. L'utilisation d'une pompe est nécessaire uniquement quand le puits foré n'est pas parvenu à rejoindre une veine et que le puisatier a dû procéder à plusieurs hydro fracturations à différentes hauteurs pour forcer le remplissage lent d'un bassin d'accumulation. Dans les cas les plus difficiles, le débit peut ne s'établir qu'à 1 gallon par heure sur l'ensemble du tubage d'acier. Or, cela peut certainement s'avérer suffisant pour pourvoir aux besoins domestiques d'une maison.

La première étape requise est de bien pomper les glaises, cailloux et boues présente dans la mélasse jaillissant du puits jusqu'à obtenir une eau bien claire.

La seconde étape, est de laisser reposer votre collecteur pendant au moins 100 heures. Le tube d'acier principal mesure 6 pouces de diamètre (15 cm) et une distance de 200 pieds représente un volume de captation de 100 pieds cube d'eau, ou 622 gallons (1 pied cube étanche = +/- 6 gallon). 100 heures d'attente = 100 gallons. Une douche longue de 7 minutes consomme 15 gallons (~55 litres) si le pommeau est doté d'une tête économique. Considérant que durant les premières semaines la famille aura pour mot d'ordre de ne pas gaspiller le précieux liquide, le puits aura vraisemblablement le temps de se remplir à pleine capacité les les occupants disposeront désormais d'une réserve constante de 600 gallons consommables accumulés sécuritairement derrière la soupape de retenue et sous une pression artificielle assurée par un réservoir d'air pressurisé doté d'une pompe à air automatique.

En faisant preuve de retenue, un tel puits ne rejoignant aucune conduite d'eau souterraine véritable suffira à remplir une piscine hors terre de 27 pieds et d'un volume de 2200 gallons à chaque été, d'autant que la patience reste de mise (compter environ 3 semaines de remplissage en tenant compte de l'évaporation sous le soleil de Juin).

Si votre bâtiment ou chalet est situé à 500 mètres du distributeur principal de l'aqueduc municipal, le coût de raccordement sera des plus prohibitifs (de 25.000$ à 50.000$ selon le type de terrain à excaver le long de route, la facture grimpant à des seuils stratosphériques si un dynamitage est requis). Quant à la taxe d'eau, elle varie d'une municipalité mais la somme à payer représente généralement de 400$ à 600$ par année.

Il est par conséquent plus avantageux d'opter pour un puits.

L'option du puits de surface peut représenter un degré d'attraction élevé puisque le prix d'un système complet (creusage 25 pieds, tuyauterie, plomberie de raccord d'alimentation, pompe, capot...) ne dépasse par 7.500$. Or, une telle installation n'est pas à l'abri des contaminants atmosphériques qui ruissellent avec la pluie et pénètrent dans le sol jusqu'à atteindre le bassin de retenue et s'amonceler au fil des ans. Cela peut imposer un drainage et curetage du réservoir pour le gratter et vider de ses croûtes de sédiments toxiques. En revanche, il n'existe aucune barrière ni traitement contre les insecticides, acides, particules de plombs ou le mercure. Idem pour les déversements d'hydrocarbure (ex: si vous voisin jette de l'huile usée de voiture sur son terrain et que la pluie en favorise l'écoulement dans le sol). L'herbicide que vous épandez sur votre pelouse se retrouvera aussi dans votre évier ainsi que votre baignoire. Le puits de surface est un important collecteur de résidu de déchets chimiques qui draine tout ce qui coule dans la surface piézométrique. Les propriétaires peuvent évidemment se mettre la tête dans le sable et prétendre que leur eau est parfaitement potable, ne commandant jamais d'analyse en laboratoire. Mais pour ceux qui préfèrent ne pas jouer à la roulette russe avec leur santé et ne pas boire n'importe quoi, prélever un échantillon et le déposer en laboratoire c'est souvent synonyme de boire désormais de l'eau embouteillée!

Il faut aussi mentionner la présence possible d'algues qui peut donner l'impression que vous êtes en train de boire à même un lac stagnant.

Le cas du puits artésien est différent car tire sa source d'eau par dessous une couche de roc imperméable situé "sous" l'aquifère libre. Ce mur de roc très dur et compacté peut avoir une épaisseur de 20 à 50 pieds et ne laisse filtrer aucun écoulement, assurant la pression interne de l'eau circulant dans l'aquifère interne et qui souvent n'a pas vu l'air libre depuis 4 millions d'années, voire plus longtemps encore. Si l'analyse en labo demeure requise, dans 99.9% des analyses vous obtiendrez un go immédiat pour la consommation sécuritaire. Les labos analysant les sources artésiennes vous recommanderont plutôt tel ou tel type de dispositif de traitement d'eau basé sur la composition minérale et chimique, assurant ensuite que le puisatier optera pour les bons filtres et que le plombier arrimera votre plomberie résidentielle au type de source aquifère dans laquelle vous pompez.

Les premiers puits artésiens ont été inventés et forés au pays d'Artois (d'où ils tirent leur nom aujourd'hui) en France vers l'an 1830. A l'époque, il avait fallu 2 années entières à une équipe de 10 travailleurs pour percer le calcaire et la pierre sur une profondeur de 75 pieds avec des pieux et une vis sans fin de forage en acier pour atteindre la nappe artésienne. Lorsque les travaux furent achevés, une véritable fontaine apparut dans le ciel, le jet mesurant près de 150 pieds et provoquant une pluie locale sur un rayon de 100 mètres autour du point de forage, au grand plaisir de l'entrepreneur et de François Arago (son conseiller spécial, un astronome et physicien bien connu pour son intérêt pour l'ingénierie) ainsi que des nombreux spectateurs rassemblés ce jour-là. Ce puits fut équipé d'un clapet à bascule et d'une tour de captation pour agir comme un immense robinet et on pouvait aller y remplir des récipients sur demande à longueur de journée. Des pompiers commencèrent à aller y remplir leurs citernes tirées par des chevaux, par exemple. Le débit était sensationnel avec 1000 litres d'eau à la minute pouvant être dirigée vers 3 boyaux de cordage étanches différents pour répondre à 3 requêtes en simultané.

Équipe de puisatiers et camions avec grue de forage au travail à St-Sauveur à 45 minutes de route de Montréal :

Machinerie d'hydro fracturation de puits artésien


 

 


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