Plongez


Sections

Téléphone au Québec





Chasse à l'oie blanche : des solutions

 
 
Découverte

Battures oies blanches Île d'Orléans Québec

Chasse à l'Oie Blanche Île d'Orléans
Un site enchanteur s'adressant autant aux chasseurs expérimentés que ceux désirant s'initier pour la première fois la chasse à l'oie des neiges en tout sécurité et avec l'aide de guides professionnels. La qualité exceptionnelle et la configuration de nos marais et marécages exercent une attraction sans pareil sur les oies qui y reviennent par dizaines de milliers chaque nouvel automne (entre septembre et novembre) pour s'y nourrir de racines abondantes et de scirpes (une plante très riche en protéines et minéraux) avant de poursuivre leur grand voyage vers le sud. Hébergement très confortable et préparation de vos prises pour la conservation durant le transport du retour à domicile. Notre pourvoirie située sur l'île aux Grues n'emploie que des appâts éthiques et des stands de tir respectant les règles les plus élevées en matière de conservation de l'environnement et de l'écologie durable. Affûts de tir chauffés et entretien, ajustement et nettoyage sur place de vos fusils de calibre 10, 12 ou 16 à billes d'acier. Chaque chasseur doit s'assurer un permis provincial valide pour le petit gibier ou fédéral pour les oiseaux migrateurs. www.pourvoirieannaroy.com

 

Depuis près d'une quarantaine d'années, l'espèce s'est progressivement développé un intérêt pour le maïs. Des nuées d'oies blanches rodent désormais le long des couloirs agricoles et se gavent de grains à même les épis de blé d'inde avant de repartir après 30 ou 60 minutes rejoindre les marais. Or, cette plante est hypercalorique et les biologiques croient qu'elle contribue à dynamiser le cycle de reproduction des oies des neiges, en provoquant notamment chez la femelle la ponte de plusieurs oeufs supplémentaires au printemps. La population a ainsi plus que doublé, cela malgré une émission agressive de permis de chasse et l'ouverture de plusieurs centaines de pourvoiries durant la même période. En fait, au Québec seulement, il se trouverait au moins 800 000 oies en trop et les scientifiques s'inquiètent que cela ne provoque un déséquilibre au détriment d'autres espèces de canards ou encore de l'écosystème végétal de la Vallée du St-Laurent. Puisque la chasse ne rencontre pas ses cibles (moins de 30.000 têtes sont abattues bon an mal an alors que le chiffre devrait être 10 fois plus élevé), la solution réside peut-être dans des mesures d'effarouchement concertées de manière à décourager à certains endroits névralgique la reproduction massive de l'espèce.

Certains chercheurs estiment même que les chiffres pourraient être sous-évalués, contestant les systèmes de mesure et rappellant qu'il s'agit d'un oiseau dont la migration le long de couloirs alléatoires et souvent même nocturne ne facilite pas leur calcul d'année en année.

Le premier problème associé à cette surpopulation concerne le véritable massacre des herbes hautes le long du fleuve et de ses affluents (rivières en amont). Un oie blanche peut manger jusqu'à 5 kilos de ces herbes en un même jours. La disparition de cette végétation nuit à la nidification d'autres espèces d'oiseaux, d'insectes, de grenouilles mais contribue aussi à l'érosion des rives.

Deuxièmement, puisque leur nombre dépasse à plusieurs endroits la somme de nourriture disponible, des milliers prennent plutôt une pause dans les champs agricoles et ravage des cultures variées. En 2012, plus de 800 agriculteurs ont réclamé des dommages en ce sens à leur assureur et plusieurs ont obtenu réparation pour un montant atteignant la barre du million de dollars. Des tonnes de foin s'envolent, du grain en pousse et des céréales prêtes à être moissonnées d'un jour à l'autre. Les fientes peuvent aussi contaminer certains sols à terme, spécialement dans le secteur de la culture maraîchère. Aucun cas de décontamination en règle n'a encore été répertorié mais, selon des observateurs, cela devrait commencer à apparaître durant les prochaines années si rien n'est fait.

Depuis 1999, la stratégie du Ministère a essentiellement reposé sur la chasse sportive mais aussi sur le prélèvement effectué pour le domaine alimentaire (boucheries, restaurants, cuisine du terroir). Cette approche a raté sa cible de très loin (*en fait seulement 6% à 7% a été atteint d'année en année, causant une explosion exponentielle de la reproduction). Pire encore, le nombre de sauvaginiers stagne (34.000 permis actifs en 2014) car il s'agit d'une chasse compliquée, nécéssitant à la fois une excellente précision du tireur, de nombreux chiens de rapport (il n'en existerait que 150 à 200 éparpillés dans les pourvoiries québécoises), ainsi que de nombreux déplacements d'un site à l'autre (souvent dans des conditions très inconfortables, dans la boue, sous la pluie et/ou par -5 degrés).

Chien Labrador chasse à l'oie blanche

Que faire donc?

Il est évidemment hors de question de littéralement empoisonner les oies blanches (interdit par la loi) ou de les abattre massivement (interdit aussi). Les règlements en matière d'effarouchement sont aussi très strictes. Il n'est pas permis par exemple d'utiliser des explosifs ou des sirènes qui, de toute manière, pourrait lourdement affecter la nidification des canards et de la sauvagine voisine et partageant les mêmes sites.

Aux États-Unis cependant, une idée fait son chemin : la chasse de printemps. Plusieurs états comme le Vermont et le New Hampshire accordent non seulement les permis de chasse à 0$ mais authorisent la chasse sportive traditionnelle dès le 21 mars. Aussi, ceux-ci ont implanté des assouplissements fiscaux pour stimuler la chasse commerciale pure, ce qui a pour effet de permettre à l'industrie alimentaire américaine de prélever plusieurs milliers de têtes par printemps à des vues de revente en tant que produits de fine cuisine.

Une autre piste de solution pourrait résider dans la chasse au canon à filets. Il s'agit d'immenses filets projetés dans les air alors qu'un large essaim d'oies se trouve actuellement au sol. Des centaines de celles-ci demeurent immédiatement emprisonnées et peuvent êtres facilement récupérées et convoyées vers une unité d'abattoir mobile qui décapite et congèle sur place avant de transporter le tout vers une usine de transformation de farine animale. Laquelle farine pourrait ensuite être revendue pour la fabrication de nourriture sèche pour chien.

Cette façon de faire a le mérite de ne pas abîmer les plumes de l'animal avec le plomb des fusils. Or, le plumage possède une très haute valeur commerciale (conception de capuchons et vêtements d'hiver ou d'oreillers haut de gamme exportables partout dans le monde) et ce serait une première dans l'industrie que de pouvoir mettre la main sur un tel matériau. L'opération d'envergure pourrait être réalisée le long des zones agricoles les plus denses et à risque d'être endommagées par les oies des neiges.

Fusils Remington Calibre 10
Fusil calibre 10 pour la chasse à l'oie blanche



 


 

 


© 2011 Plongez.ca. Tous droits réservés - Cours d'apnée  |  Certificat Open Water  Contact